151024 Thierry Pernin "Un jardin pour le chien"
quand je te vois sur le frigo
je me dis que tu n’es pas loin
là je me sens un peu dingo
mais il n’y a pas de témoin
dieu que la photo est glamour
même si l’amour n’est plus là
autant le dire sans détour
mon horizon manque d’éclat
j’ai quitté notre dernier nid
celui où tu as tant souffert
qui mal y pense soit honni
c’est ma traversée du désert
oui j’ai changé de logement
avec un jardin pour le chien
et aussi plein de rangement
tout le monde dit qu’on est bien
c’est vrai j’ai pris un coup de vieux
si tu me vois t’en penses quoi
mais regarde moi dans les yeux
nous sommes rien que toi et moi
toi qui fut reine de bohème
arborant l’Amour comme emblème
tu méritais plus qu’un poème
on voudrait terminer le livre
le verbe nous y encourage
mais si l’ivresse nous délivre
attention au chavirage
dans tes yeux noir bohémienne
j’ai souvent perdu la raison
à jamais tu es la gardienne
de nos étreintes à foison
signe d’un passé révolu
aucune trace de serment
déclin d’un amour absolu
le cocktail d’un nouveau ferment
chercher l’obscurité pour voir
la lumière dans les ténèbres
une lueur peut émouvoir
seules les pompes sont funèbres
la mort aussi un peu parfois
j’ai même loué un garage
ne me demande pas pourquoi
mais souhaite moi bon courage
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