XII au clou 25 octobre 2009
je souffre de te perdre
chaque jour davantage
le vers prescrit reperdre
proscrit le chipotage
n’empêche que je te perds
pire tu m’abandonnes
si bien que je me reperds
au désir je m’adonne
pas vraiment hédoniste
plaisir ne dure qu’un temps
optons pour égotiste
agréable passe-temps
cependant je te frôle
mon geste crée du flou
nous perdons le contrôle
la rime nous met au clou
je t’emprunte sur gage
ravis ton mont-de-piété
observons le tangage
notion de causalité
...
le tiroir est entrouvert
il saille de l’échelle
escamote les barreaux
...
ici rien ne se crée
puisque tout se transforme
le vers prescrit recrée
seulement pour la forme
à tel point qu’on hésite
perdus dans ce dédale
ce lieu où l’on transite
à l’abri des vandales
malgré tout je m’active
au diable le naufrage
ta beauté me captive
conforte mon suffrage
méandres de la flamme
je caresse tes contours
pas besoin d’oriflamme
personne aux alentours
si bien qu’on lâche prise
à Dieu la providence
à nous deux la surprise
et sa recrudescence
