XX à tire-d’aile 14 juillet 2010
il était né sélénite
dans un monde solaire
un système en faillite
truffé de sédentaires
père et fils de Noé
il a choisi sa filiation
seul à l’unanimité
tête en l’air par vocation
une manière d’être
face à l’effervescence
où la foule s’empêtre
victime de ses cadences
des rencontres manquées
à force de répétition
en rang au mausolée
et dans la mortification
un petit garçon s’échappe
il libère ses proches
les arrache de la grappe
ça nous paraît fastoche
...
clerc venant de la lune
son ami pie le héraut
prête mots à sa verve
...
devenu devin de lames
forgeron sur l’en plume
il profite des sésames
du miel sur l’amertume
l’histoire tisse le fil
père et fils de Maïa
si le son est volatil
l’image la colportera
le tout à tire-d’aile
être en l’air sans vergogne
mâcher le chant des ailes
faire que les mots se cognent
sa langue n’est pas morte
il gère lettres ensemble
et nous ouvre la porte
ce passage nous rassemble
l’enfant regarde son père
de l’amour implicite
avant que ça dégénère
il était sélénite
