Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

VIII cicatrices juin 2009

Publié le

je suis dans la nuit

ma pipe est chaude

un black cavendish

dix euros la blague

la foudre déchire le ciel

du tonnerre l’accompagne

et je marche dans ma tête

sous une pluie de cordes

elles vibrent à l’unisson

écoute le chant de l’âme

lame de rasoir tranchante

raffinement de l’entaille

au seuil de l’étourdissement

plus une trace de bile

et à genoux dans la flaque

je détache les amarres

objet de papier

plié dans la hâte

du blanc sur du noir

clin d’œil du pirate

...

appel de l’équipage

tout le monde est sur le pont

et ri et ron petit patapon

...

pas de panique

on en a vu d’autres

non mais sans blague

écopez vos larmes

les regardants vocalisent

ils méprisent de conserve

et je nie sans conviction

sous une pluie de questions

elles balafrent plein d’entrain

entament le champ de l’âme

chas de l’aiguille obstrué

finesse de la suture

dans la famille Dubateau

je voudrais le capitaine

et à genoux dans la flache

je ramasse la galère

un rien chiffonné

glissé dans ma poche

objet qui déteint

souvenir de mioche

.....................

je suis dans la nuit

ma pipe est chaude

un black cavendish

dix euros la blague

la foudre déchire le ciel

du tonnerre l’accompagne

et je chemine maladroit

sous une pluie de cordes

elles vibrent à l’unisson

entonnent le chant de l’âme

lame de rasoir tranchante

raffinement de l’entaille

au seuil de l’étourdissement

plus une trace de bile

et à genoux dans la flaque

j’invente une prière

impromptu bancal

créé dans la hâte

des mots proférés

lâchés mais tenaces

...

qui sont ces regardants

et le regard de l’autre

mon autre regardeur

...

que distingue t-il

médium qui s’ignore

quand sous la rumeur

clairvoyant regardé

il observe la lumière

étincelle de vérité

et là je chemine léger

il ne faudrait pas rechigner

incantation de fortune

les regardants vocalisent

leur chant émousse nos peines

autant passer inaperçu

mais au train où vont les choses

devoir de conscience en plus

je sors de l’ère gothique

où tout n’est que marchandise

et sous vos regards

regardeurs regardés

je reprends le fil

la nuit porte conseil

Commenter cet article