VII pour des clous 31 décembre 2008
Dans « pour des clous », je déambule parmi les créations du peintre, Aldo Parvillez. Les titres sont en italiques. Après quoi, il me demande un texte pour accompagner ses toiles en Corse. « cicatrice 1 » ne lui conviendra pas. Il est vrai que ce caillou ne pèse pas lourd. Sur les conseils de l’artiste, j’y ajouterai du lest, mais « cicatrice 2 » ne voyagera pas.
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je me suis retrouvé là
assis en bout de piste
ne dis rien à ma mère
tu vas la rendre folle
relent de kérosène
j’écoute la voix des clous
ses grincements de métal
et son tapage verni
tu rougis malgré l’âge
fusionnes avec la crise
est-ce bien raisonnable
on se cramponne à tes fils
il faut qu’il y ait quelqu’un
je ne pourrais pas vous dire
quelqu’un qui se souvienne
une espèce de balise
intention dans le rouge
la mécanique s’emballe
pression dans les durites
ta turbine part en vrille
...
en guise de tremplin
sur la toile qui glisse
un homme s’élance
...
relevé sur la piste
du luisant en surface
il marche dans sa tête
et dans le fil d’attente
fi du passage clouté
sa raison lui échappe
à côté de ton clapier
où les badauds s’attroupent
dans tout ce tintamarre
maintenant il pleut des cordes
le temps est un grand maître
il incite à la grimpe
chacun choisit son cordon
pour ne pas dire son destin
et dans la bousculade
j’exécute un plaquage
juste avant de m’élever
pour surfer sur tes vagues
les genoux égratignés
et l’autre con qui double
