13 juillet 2008 « Arthur »
pensée dépassée
nous observons qu’il marche
l’homme paraît éveillé
précis dans sa démarche
quoi de plus agréable
surtout ne pas convoiter
réflexion malléable
on s’épuise à douter
admettons la rumeur
l’inconnu est un tendre
il y met tout son cœur
mais à quoi bon s’étendre
devant chez le fleuriste
celui du coin de la rue
le fond de l’air est triste
et la pause incongrue
au regard de son âge
méticuleux le canevas
estimons le passage
notre quidam sait où il va
de sa nature docile
et de la rose carmin
nous conservons le refrain
et quoi de plus mélodieux
surtout ne pas médire
faire l’éloge des lieux
mot à mot pour le dire
sur le chemin caillouteux
quand la rumeur s’effrite
souvenance du quinteux
et de son inconduite
finir à cloche-pied
si loin de Charleville
poète va-nu-pieds
renversant Vaudeville
pensée hémophile
trace de sang sur le gravier
la tombe se profile
énigme pour le terrassier
sur la dalle humide
l’homme pose une rose
et en face de vide