24 octobre 2014 Thierry Pernin « la cabane du pompiste »
quand tu aimes il faut revenir
ne me demande pas pourquoi
mais recherche dans tes souvenirs
et fais le tri dans ton carquois
dans cet étui où rien ne s’égare
toujours à l’intérieur de toi
bondé comme le quai d’une gare
tous tes amis y ont un toit
garde le secret sur ton amour
au final il n’y en a qu’un
ce récit deviendrait-il glamour
il n’y a pas de doute aucun
ton existence est là pour le dire
avec ses goûts de reviens-y
les mollets gironds et les sourires
ces oui peut-être et ses quasi
aujourd’hui à la boulangerie
tu as retrouvé ton enfance
et dans ce temple aux sucreries
lorsqu’on y danse on y danse
quand tu as lâché ma main maman
les courants ont profité du vide
et nous ont ébauché un destin
il ne reste rien des Grands Garages
tu descendais les vases de nuit
mais comment éviter le naufrage
et solutionner les ennuis
en faisant le choix de l’aventure
un restaurant station-service
papa réparera les voitures
tu seras serveuse novice
le chien Casi était mon ami
c’est comme ça à la campagne
on ne fait pas les choses à demi
chacun son pays de cocagne
il ne reste rien de la station
sauf la cabane du pompiste
il l’avait transformé en bastion
le refuge de l’utopiste
tu as fait le tri dans ton carquois
rechercher dans tes souvenirs
ne me demande pas pourquoi
quand tu aimes il faut revenir
