26 mars 2011 « farce queue »
je n’ai jamais su hurler
dire les mots qui fâchent
nous aurions pu en parler
mais je vous trouvais lâches
lâches à chier dans le froc
votre peur d’être fauchés
sans oublier les médocs
le vieux toujours éméché
et la branlette ensemble
tout le monde dans la cave
délice qui nous rassemble
finalité sans entrave
du foutre dans nos mouchoirs
on comparait les doses
tout ramollis nos perchoirs
mais pourtant virtuoses
maestros de la zone
les pantalons rabattus
nous rêvions d’amazones
et de coïts impromptus
...
47 ans d’orages
à l’extérieur de la cage
il constate les ravages
...
tu t’es défait du passé
c’est le temps du mérite
avec ses mots amassés
gestes devenus rite
voudras-tu enfin vivre
créer ta propre voie
et te retrouver ivre
ne plus être la proie
celle qui se sacrifie
toutefois coupable de rien
qui souvent se pétrifie
une vie de galérien
je n’ai jamais pu hurler
laisser sortir ma douleur
la votre à dégueuler
ai-je été un bateleur
il n’y a pas de chute
uniquement des causes
passée la minute
je répondrais because