IIII tout garder 18 août 2008
Autres évocations familiales dans « tout garder », « la relève » et « juste histoire ».
Dans la photographie qui accompagne « tout garder », je suis sur les genoux de mon père.
Plus loin, ce dernier témoigne de « la relève » et dans « juste histoire », j’expose le poinçon de Jacques-Nicolas, un de mes ancêtres orfèvre.
Ce caillou est un hommage aux hommes de métiers : le grand-père de Jacques-Nicolas, mon ascendant direct, était tisserand.
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et si on gardait tout
si on avait tout gardé
comme un fait exprès
fixé dans sa mémoire
et mine de rien
observer les pétales
les je t’aime un peu
et les mains imbriquées
puis ledit rescapé
de derrière sa bru
surveille la scène
famille qui s’agrandit
sans la voir de face
plus jamais dans le réel
évitez les honneurs
et que Dieu vous garde
j’y crois dur comme fer
comme les faits railleurs
ceux des incrédules
et des calomniateurs
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de la cristallisation
souvenance oblige
le petit homme est né
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et le père rêveur
pour ne pas dire absent
il est bel et bien là
pour ne pas dire lassé
mais comment s’éprendre
quand on ne l’a pas appris
puisqu’on n’a pas grandi
caché sous les cotillons
royaume de l’ombre
origine du monde
où l’affable se perd
est pris qui croyait prendre
et la fable prend fin
l’image en témoigne
puisqu’on a tout gardé
conservé les pétales
les je t’aime un peu
et les mots pour le dire
mais dans ces moments-là
il faut sauver la mise
